LANGUES
Histoire linguistique
Français au Québec
Lois canadiennes contre le français
1871 : Le « Common School Act » du Nouveau-Brunswick (l'ancienne Acadie) enlève aux minorités françaises vivant sur son territoire, leurs droits à l'école en français.
1877 : Le «Public School Act» interdit l'enseignement du français à l'Île-du-Prince-Édouard (un autre morceau de l'ancienne Acadie).
1890 : Le Manitoba abolit les écoles catholiques et l'usage du français.
1905 : L'Alberta réduit l'enseignement du français aux première et deuxième années. Après : une demi-heure par jour.
1912 : L'Ontario réduit l'enseignement du français à la première année du primaire (règlement XVII).
1914 : La Première Guerre mondiale éclate. Les Canadiens anglais réclament la conscription, mais le Québec la rejette en bloc. En guise de représailles, l'Ontario bannit le français de ses écoles.
1916 : La loi Thornton abolit l'enseignement du français au Manitoba. Tout cela sous la bienveillante administration d'Ottawa, qui n'a jamais jugé bon d'intervenir.
Toutefois, quand le Québec a osé voter une loi linguistique (101), Ottawa s'est soudainement rappelé son devoir de protéger les minorités linguistiques.
Déclin du français à Montréal
Selon Statistique Canada, le poids démographique des francophones à Montréal est passé de 60 % à 50 % entre 1996 et 2021.
HISTOIRE GÉOGRAPHIE et GÉOPOLITIQUE
«Province vient du latin pro victis, l'espace qu'on réserver aux vaincus... En attendant leur extermination... Au Canada aucune autre "province" n'utilise le terme province pour précéder le nom de celle-ci. Ils savent que c'est péjoratif. Ici, on l'a oublié.»
-- René-Marcel Sauvé
«Compte tenu des conditions existantes au Québec et à Ottawa en 1980, le référendum sur la souveraineté pouvait difficilement passer. Ni le peuple ni ses dirigeants n'étaient suffisamment instruits des questions relatives au statut territorial de fait et de droits discutés dans ce livre. N'ayant aucune prise réelle sur les communications électroniques et sur la presse, le Parti Québécois ne parvint pas à faire passer son message. La question référendaire elle-même revêtait un caractère ambigu que personne ne comprenait réellement. La propagande profédéraliste et antiquébécoise sema le doute et la peur dans l'esprit de la population, trop peu instruite et n'ayant pas assez souffert pour acquérir une détermination contre laquelle le gouvernement d'Ottawa se serait brisé. Que ce référendum ait obtenu 41% de OUI prouve au moins qu'au Québec, des continuités étaient en place pour rester.»
-- René Marcel Sauvé
QUEBEC BASHING, COLONISATION & MULTICULTURALISME
Manuel scolaire 'Our Canada' (1949) par Arthur G. Dorland
«Les amérindiens étaient d'origine chinoise et la plupart étaient cannibales.» (p. 18)
«La Nouvelle-France vivait sous un régime despotique.» (p. 59)
«La Conquête est une période de notre histoire dont les Canadiens tant anglophones que francophones, peuvent être fiers» (p. 105)
«Le Québec est une province rétrograde dont les habitants s'accrochent obstinément aux anciens modes de vie canadiens-français» (p. 353)
«Le Commonwealth britannique des Nations est, du point de vue de l'organisation politique, l'une des plus grandes réalisations de toutes l'histoire.» (p. 143)
Citations historiques
«Il s'agit de maintenir dans la paix et l'harmonie et de fusionner, pour ainsi dire en une seule, deux races qui pratiquent actuellement deux religions différentes, parlent des langues qui leur sont réciproquement étrangères et sont par leurs instincts portés à proférer des lois différentes.»
-- Francis Mosères (1731-1824)
«Si l'on estime exactement la population du Haut-Canada à 400 000 âmes, les Anglais du Bas-Canada à 150 000 et les Français à 450 000, l'union des deux provinces ne donnerait pas seulement une majorité nettement anglaise, mais une majorité accrue annuellement par une immigration anglaise; et je ne doute guère que les Français, une fois placés en minorité par suite du cours naturel des événements, abandonneraient leurs vaines espérances de nationalité.»
-- Lord Durham (1792-1840)
Racisme canadien
«Les Canadians n'aiment pas voir le côté hideux de leur caractère national et devoir reconnaître qu'ils sont la proie des démons qu'ils imputent naturellement aux Québécois. Quand ils se sentent directement impliqués, leurs prétendues valeurs canadiennes comme la tolérance, le compromis, la liberté d'opinion et le respect démocratique des points de vue opposés, sont rapidement évacuées. Ils sont convaincus que, comme les nazis, les «séparatistes» ne peuvent pas en bénéficier tellement leurs thèses sont odieuses et répugnantes.»
-- Le livre noir du Canada-Anglais 3, Normand Lester
«Les Québécois possèdent d'immenses richesses, mais, génération après génération, ils n'ont pas su exploiter pleinement, ces donc à cause de l'aspect rétrograde de leur personnalité culturelle collective.»
-- Trudeau père
«Le Québec me laisse un mauvais goût dans la bouche, selon moi, prenez ces bâtards et jetez-les dans l'océan.»
-- the Gazette, 16 septembre 1989
ÉCONOMIE
« Pourquoi les fonds mutuels n'ont que 668 millions sous forme d'obligations émises par le gouvernement québécois, contre 28.4 milliards en obligations du gouvernement canadien, alors que les obligations québécoises offrent un rendement supérieur ? »
-- Rosaire Morin cité dans Le Devoir 13 octobre 1996
« Les Québécois confient la gestion de plus de la moitié de leurs épargnes à des sociétés dont le centre de décision est situé hors Québec, notamment à Toronto. Et ces sociétés, basées à Toronto investissent peu au Québec. […] Les cinq plus grandes banques canadiennes […] gèrent un total de 44.7 milliards dans leurs sociétés de fonds de placement qui n'ont placé que 602 millions dans les titres du secteur public québécois. »
-- Rosaire Morin cité dans Le Devoir 13 octobre 1996
Liens et ressources
La guerre économique du Canada contre le Québec
- En 2018 le Québec a perdu 230M$ au profit des énergies fossiles (fédéral) et 282M$ spécifiquement pour le pétrole albertain
- Le Québec a payé à hauteur de 1.7G$ pour Churchill Falls un projet hydroélectrique qui existe dans le seul but de faire compétition à Hydro-Québec aux É.-U.
- Il y a au Canada 19 réacteurs nucléaires CANDU à fermer (principalement en Ontario). Le Québec même s'il est sorti du nucléaire en 2007 devra débourser 22.6% de la facture via nos taxes pour leur fermeture.
- Jeux olympiques au Canada...
- 1976, Montréal, Fédéral: 0$, Québec: 1.47G$
- 1988, Calgary, Fédéral: 200M$
- 2010, Vancouver, Fédéral 74.4M$
- 2026, Calgary, Fédéral 1.75G$, Québec: 308M$
- Le scandale des commandites a coûté aux Québécois 250M$
- McGill a reçu en 2017 39% (84M$/213M$) des subventions fédérales à la recherche au Québec
- Le CUSM (anglophone) a reçu 7G$ (35% des subventions fédérales en santé au Québec) en 2014
- Le Québec a payé à hauteur de 30% pour les canaux et chemins de fer de l'ensemble du Canada
- 2008, Krash bancaire; Le fédéral donne 114G$ en aide à 5 grandes banques canado-anglophones. Desjardins a reçu 0$
- 2018; le fédéral efface la dette de 2.6G$ de Chrysler Canada (Ontario). Ceci représente 460M$ pour le Québec
- Assurance-Emploi, en 2008 le fédéral a détourné 57G$ de la caisse. Perte de 10G$ pour le Québec
- L'achat de Transmountain par le Fédéral a coûté au Québec 1.14G$ alors qu'on n'en veut pas
Financement linguistique
Le commissariat aux langues officielles du Canada a documenté les coûts disproportionnés supportés par le Québec pour maintenir le bilinguisme au niveau fédéral (2021-22). Des études indépendantes ont montré que le Québec paie une part importante des coûts du bilinguisme, alors que d'autres provinces ne respectent pas leurs obligations linguistiques.